Océan Noir.

Océan Noir.
| Océan Noir |


Des bulles noirs dégoulinaient de mes joues roses, les gouttelettes rouges de mon bras se fracassaient sur le sable jaune, fin et adorable. Ce bruit me faisait mal, mal aux oreilles. Ce bruit horriblement assourdissant qu'était le silence des morts. Même le soleil refusait de se montrer, aujourd'hui. Et pourtant c'était sensé être un jour comme les autres.
Mais hélas, non. Où hélas, oui. Ca dépend comment le voir. Et où on ira après le passeur. Mais ce n'est pas pour moi que je pleurais des rubis. C'était pour ses cheveux rouges volcans qui pétillaient derrière le parasol d'arc-en-ciel, c'étaient pour ses lèvres mauves de froids qui se glassaient le sang à attendre que les anges redescendent. C'était pour toutes les heures d'espoirs qu'on avait pu rêver dans notre cabane au fond des étoiles. C'était pour la chanson qu'on avait écrite les yeux bandés d'un pansement de regrets. Pour la plume de Kamo' et pour son histoire qu'elle aurait voulu faire lire à toute cette plage d'âme vidée. Notre courage s'affaibli de jour en jour, et on n'peut rien faire. Sauf, rester là, dans le haut d'une cage de rêve qu'on ne peut effacer. Parc'que c'est c'qui fait qu'on y croit toujours. Nos rêves de paillettes, nos rêves de dragons argentés, nos rêves d'éternité amoureuse. J'ai tourné les yeux vers ce qu'il restait de Sourire, même son nom avait disparut. Elle qui était toujours perchée sur sa branche de bonbons gouts nuages, elle qui nous bassinait pour aller découvrir l'océan. Elle qui ne représentait plus qu'un trou noir semblable à tout autre âme qui n'y croit plus. Combien d'entre nous arriverons encore à garder la flamme de nos yeux éveillée ? Si elle avait déjà baissé les bras.

- Sourire, je t'en prie, pas toi.
- Perle, c'est la vie. Oublie tes rêves, on aurait dû naitre à une autre époque.

J'ai voulu me jeter par terre, comme me tuer moi-même du coup de poignard de ma meilleure amie. Jamais, au grand jamais, je ne l'avait vue ainsi. Meurt, Sourire, meurt d'être déjà morte avant l'heure. L'eau ne s'arrêtait de dévaler ma peau, alors que j'approchais de ma sentence. C'est alors que je sentis un peu de chaleur sur ma main. Alors quelqu'un voyait encore une issue ?

- Rien n'est jamais perdu avant la fin, Perle.
- Océan.
- La lumière brille toujours, même dans les ténèbres les plus lointaines.

Il a sourit. Sincèrement. C'était ce qui manquait à mon coeur pour reprendre l'étincelle de courage qu'il me restait au fond de moi. J'ai peur, oui, atrocement. Mais si on ne tente rien, on mourra. Alors, autant être fou. Oui, fou d'amour pour lui. Et fou de Folie. Allez, la vie, on n'en a pas fini avec toi. Océan me prit la main dans un élan sauvagement surprenant, il m'a tiré hors de la foule des condamnés. J'ai regardé Sourire monter sur le buché. Être pendu pour avoir aimé, et jouer avec la mer.

" Pirate, hissons Nos couleurs."

On courrait, le plus vite que notre pensée nous le permettait, loin et vite. Mais nos espoirs étaient plus fondés sur la folie que sur la chance. J'ai vu Océan tomber dans le sable jaune, me suppliant de continuer furent ses dernières paroles. Je ne voyais rien, j'entendais simplement le bruit des mitraillettes qui me poursuivaient, à plein fouet. J'avais peur. Encore plus qu'avant. Il était mort, pour moi. Mort d'avoir aimé une folle. J'ai sentis soudainement un choc, violent. Quelque chose était entrée en moi. Il m'avait eue. Les images de ma courte vie ont défilées en un éclair. Mon amitié avec Sourire, Ma rencontre avec Océan, et mon premier baiser.


" Mourir pour avoir aimé, et jouer avec la mer. "

# Posted on Sunday, 21 October 2007 at 7:23 AM

[ ... ] Rêve de Nuit.

| Rêve de Nuit |



Quand la nuit tombe au dehors, tu rentres dns ton lit. Bien au chaud dans tes couvertures, tu cales ta tête dans un oreiller, et tu clos tes paupières pour t'en aller au pays des rêves. Le marchand de sable vient de passer.
Là, Peter Pan danse dans les étoiles, fait lavalse sur les nuages, et pour une fois, Wendy, c'est toi. Tu es là, dans ton pradis, à lui tenir les mains, et il te sourit. Tu veux tellement, que tu crois que c'est vrai. Clochette virevolte à droite, à gauche, faisait pleuvoir sa poussière de fée, et lâche ses petits cris de beautés. Tu ris. Tu ris tellement fort qu'on t'entend sur terre. Un enfant sourit pour toi. Tu es rayonnante. Ton bonheur est resplendissant. Tes cheveux volent au gré du vent. Tu aurais même envie de chanter, ce rêve bleu. Peter descend, en te tirant par la main. Il t'entraine dans son château. Cette arbre au mille et une lumières argentées. Des bougies sont allumées de toutes parts, on se croirait dans un conte. Bleues étoiles, blanche spoussières, vertes émeraudes, jaunes pâles, roses rose ...
Il s'assied, t'entrainant sur ses genoux, toi tu te demandes quoi. Ton coeur fait des bons dans ta poitrine, tu l'aimes si fort.
Il dégage les cheveux qui se baladent dans ta nuque. Tu fermes les yeux au contact de sa peau, si douce. Tu soupires de plaisir. Que ce moment ne s'arrête jamais ... Il te passe quelque chose autour du cou. Une pierre bleutée, maisPan est trop jeune pour éprouver des sentiments. Il veut à jamais rester un enfant.

Serait-ce faux ?

Tu te retournes et plonges ton regard dans ses yeux en chocolats. Tu pourrais t'y perdre. T'en a tant envie. Rester immobile dans le fond de ses yeux jusqu'à l'éternité. Et tu vois les étoiles qui jouent à saute mouton avec ses pupilles. Un arc-en-ciel dans un visage d'ange. Il pose ses mains sur tes épaules, tu te demandes quoi. Et soudain, ce rêve bleu démarre. Tu planes. Cet instant est pire qu'une drogue. Er ist deine stïch in Glück, für immer. Quand à un moment, il approche son visage du tien. L'intensité dans son regard ce fait d'autant plus forte. Tu fonds sur place. Tu craques. Tes pensées se diluent. Vos lèvres ne sont plus qu'à quelques centimètres l'une de l'autre. Vous fermez les yeux. En même temps, il prend ton visage dans le creux de ses mains. Tu entends sa respiration. Tout comme le tien, son coeur bat la chammade. Alors il t'aime vraiment. Tu souris intérieurement.
Et là, à deux centimètres de sa bouche, tu te sens partir, revenir. Tu t'éffaces. Vos mains s'éffleurent. Il te dit aurevoir, pour la dernière fois. Tu te réveilles, dans ton pieux, le cherchant du regard. Mais il n'est nul part. Et enfin, tu te rends compte de la cruauté des rêves. Tu sombres dans les pleurs. A ne pas t'en remettre. Tu l'aimes tellement. Tes yeux sont rouges, ton oreiller trempé. Tu repenses à ses instants magiques. Tu avais tant l'impression d'y être.
Puis tu te dis, que c'était tellement intense, que ça ne pouvait être rêver qu'à deux.


C'est l'aimer à mort, qui te tuera.


Liyla *

# Posted on Sunday, 21 October 2007 at 7:13 AM

[ ... ]

[ Parc'que ce sont des images horribles. Cette réalité qui vous prend aux tripes, et qui vous bouffe de l'intérieur. Ces mots qui sont si ... douloureux à entendre. ]

On ne dira rien.
On ne dira rien, Parc'que j'ai l'impression d'y être.
On ne dira rien, Parc'que cette vérité casse gueule est cruelle a entendre.
On ne dira rien, Parc'que c'est une chute assez haute, qui brise plusieurs rêves en morceaux.
On ne dira rien, Parc'que j'aurais envie de pleurer, tellement c'est ce que je ressens.
On ne dira rien, Parc'que la chanson est magnifique.

On ne dira rien, Parcque ça me tue.

Ne dites rien, par Pitié.


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# Posted on Sunday, 21 October 2007 at 6:44 AM